Poirier (CA)
Peu de montréalais peuvent se targuer d’avoir joué un rôle aussi proéminant dans le développement d’un hip-hop canadien vraiment distinct et novateur que Ghislain Poirier.
Le début de sa carrière musicale laissait présager tout autre, avec la sortie d’Il n’y a pas de Sud, un album micro-ambient paru en 2001 sous 12K, l’étiquette de Taylor Deupree. Depuis, sa production lorgne de plus en plus vers le hip-hop et cela donne plusieurs albums sur divers labels aux orientations pourtant bien distinctes : Intr_version (Montréal - expérimental), Chocolate Industries (Miami – abstract hip-hop) et Shockout (San Francisco – ragga dancehall).
Ambassadeur de la basse sous ses formes les plus lourdes et profondes, il est accueilli en 2007 par l’étiquette-phare Ninja Tune qui voit sa production maturer vers un son désormais typiquement québécois. Sa carrière a depuis pris un envol fulgurant sur la scène internationale alors qu’il continue d’affiner sa mouture toute personnelle d’un hip-hop furieusement hybride et visionnaire.
