Martin Messier (CA)

Martin Messier est compositeur, performeur et vidéaste. Si le son est le moteur de toutes ses créations, Messier s’ouvre rapidement à la rencontre entre la musique électroacoustique et les autres formes d’art, ainsi qu’aux collaborations artistiques. Ses œuvres en viennent ainsi à se concrétiser dans un rapport entre le son et la matière (objets ou corps vivants). Messier redéfinit sans cesse les frontières de la musique concrète en créant du son avec des objets, comme des réveille-matin, des crayons, des machines inventées et des machines à coudre. Au fondement de ce dialogue entre le son et les objets, il y a toujours cette idée de pousser un peu plus loin l’imaginaire du quotidien, de magnifier ces objets en leur donnant la parole et en réinventant leur usage. Messier conçoit également des œuvres collaboratives alliant danse et musique, cherchant à faire vivre le son non plus seulement dans des objets, mais aussi dans des corps en mouvement. Dans un rapport hiérarchique inversé, la musique, plutôt que d’être au service de la chorégraphie, devient son moteur. Les œuvres de Martin Messier ont été diffusées dans plusieurs festivals et événements nationaux (Mutek, FTA et Mois Multi) et internationaux (Transmediale à Berlin, Sonar à Barcelone, Nemo à Paris, Scopitone à Nantes et Today’s Art à La Haye). La chambre des machines a d’ailleurs reçu en 2011 une mention aux prestigieux Prix Ars Electronica (Autriche). En 2010, Messier fonde 14 lieux, compagnie de production d’œuvres sonores pour la scène, afin de donner une plate-forme à ce nouveau type de créations sonores.

PLAY 1: bidouillage électrique et analogique

Monument-National 27/05/2009

Diplômé en interprétation jazz en batterie, Martin Messier complète sa formation au baccalauréat en composition électroacoustique à l’Université de Montréal ainsi qu’à De Montfort University en Angleterre. Sa curiosité envers les arts graphiques le mène rapidement à s’intéresser aux corrélations entre image et son. Il découvre la vidéomusique et le traitement numérique de l’image-mouvement. Dernièrement, son travail s'est dirigé vers un approche plus performative de l'art audio.

Dans L'horloger, par exemple, de vieux réveille-matins mécaniques sont utilisés comme sources sonores lors de la performance. Leur manipulation, agencée au traitement numérique en direct, en fait émaner une panoplie de sons, qui construisent au fur et à mesure une ambiance sonore distincte. Dans le cas du Projet pupitre, c'est un travail de mise en scène autour de vieux bancs d'école et de l'écriture manuscrite qui, lié aux technologies informatiques, transforment le tracé de l'écriture ou du dessin en matériaux sonores.

Dans un cas comme dans l'autre, les vieux objets utilisés ont eu pour effet de porter l'imaginaire plus loin, principalement par le pouvoir évocateur qu'ils possèdent en eux.

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